Christophe OURTAAU représentait le SPASDIS-CFTC le 12 mai dernier à la DGSCGC.
La réunion est ouverte par Madame Ewa MESSAOUDI, présidente de la commission de protection respiratoire, qui nous présente les conditions d'étanchéité des masques respiratoires pour les ARI et les masques filtrants (FFP1 à 3).
Pour répondre aux inquiétudes sur la difficulté à respirer au travers des futures cagoules filtrantes FDF, elle compare l’effort à fournir pour respirer au travers des masques FFP2 ou 3 (qui ont la même résistance). Cette résistance, identique, a servi de référence pour concevoir les cagoules ; elle correspond aussi à celle des masques d’ARI.
En comparaison avec le masque d’ARI, l’effort paraît moindre car celui-ci n’est pas plaqué contre la bouche, mais il reste en réalité similaire.
Madame MESSAOUDI explique ensuite la difficulté qu’il y a eu pour la rendre filtrante au CO grâce à du charbon actif en intervention, tout en se conformant à la réglementation.
La plupart des questions portaient sur cette impression de gêne respiratoire liée à la proximité du tissu avec la bouche et le nez.
Monsieur Olivier VILLA COBARSI, directeur du laboratoire APAVE, présente ensuite le protocole sur la certification des ARI.
Sa présentation montre que certains SDIS adoptent des pratiques avec les ARI qui les mettent hors conformité vis-à-vis de leur certification.
Le port de la barbe est brièvement évoqué ; il est rappelé que la surpression de nos ARI constitue un avantage par rapport à ceux utilisés dans d’autres pays.
Pour terminer le Docteur Téo POLIMANN du laboratoire CEREN à Valabre, fait une présentation sur la toxicité des gaz lors des feux de forêts au regard des protocoles qui ont été mis en place via une campagne de mesure en simulation et en condition réelle.
Il expose ensuite le protocole de tests appliqués à la cagoule filtrante.
Pour conclure, la nouvelle tenue de feu nous est présentée, ainsi que l’ensemble des tests réalisés sur les tissus.
Elle est composée de deux coques pour la veste et le pantalon :
- une coque interne pour le div et le routier
- une coque externe qui se rajoute dessus pour l’incendie.
Elle pèse 200grs de plus que celle que l’on a actuellement, ce que Christophe a pu vérifier en la portant.
Les tissus sont confortables et agréables au touché.
La tenue n’a plus de membranes mais des aérateurs dans le dos qui améliorent le transfert de chaleur dans les deux sens.
Notre représentant ne l’a pas trouvée rigide ou contraignante à porter en statique.
Elle a été testée en conditions réelles par des sapeurs-pompiers dans un simulateur de feu de navire en Bretagne. Les utilisateurs ne voulaient plus la rendre à la fin de la journée.
Entre les manœuvres, ils retiraient uniquement la coque extérieure.
Il nous est bien rappelé que cette tenue est une tenue à part entière et qu’elle se porte en sous vêtement, pas de TSI ou autre, sinon elle devient inconfortable aussi bien au niveau des mouvements que de la chaleur.
Le choix de la couleur marron clair est délibéré car très salissante. Ainsi la règle « un feu, un lavage » devient une évidence, ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement.