Un sapeur-pompier professionnel fait le même métier à Arras, à Pau ou à Brest. Il répond aux mêmes exigences statutaires et opérationnelles et obtient des qualifications définies par des référentiels nationaux.
Pourtant, selon le SDIS où il travaille, il n’a pas les mêmes conditions d’exercice ni la même reconnaissance. Pourquoi ? Parce que deux décrets renvoient l’essentiel à une délibération du conseil d’administration de chaque SDIS :
🕐 Gardes de 24 heures : l’équivalence retenue pour le décompte du temps de travail varie d’un département à l’autre.
💶 Indemnités de responsabilité et de spécialité : le texte ne fixe que des « taux maxima ». À spécialité égale, l’indemnité n’est donc pas la même partout.
👉 Pour le SPASDIS-CFTC, la reconnaissance d’un sapeur-pompier ne doit pas dépendre de son code postal.
Notre proposition, un socle national de garanties minimales, aligné sur les dispositions les plus favorables :
1️⃣ une règle nationale et uniforme de décompte et de valorisation des gardes de 24 h ;
2️⃣ la fin des « taux maxima » et une indemnisation nationale identique.
🔒 Et sans toucher aux acquis locaux. Là où un SDIS fait mieux, cela doit rester acquis.
L’inégalité actuelle n’est plus acceptable.



